En situation pédagogique, il peut être utile d'intégrer des temps de "pause" pour favoriser les apprentissages. Ces temps, dans la continuité de l'acte de formation, peuvent conforter la relation formé-formateur tout en contribuant à favoriser le sentiment d'efficacité personnelle de ce dernier. Quelques exemples, non exhaustifs, sur cette perspective d'action en situation de formation...

 

Questionner l'apprenant sur son environnement personnel d'apprentissage.

Connaître les modes d'apprentissage favori de l'apprenant, en amont de la formation, ou au début de celle-ci, pourra favoriser le travail du formateur, qui de fait, saura adapter sa pédagogie au mode d'apprentissage qui pourra convenir le mieux à l'apprenant.

Il peut s'agir par exemple de déterminer :

-   le style d'apprentissage favori de l'apprenant

- son mode d'intelligence préféré (intelligence émotionnelle, logico-mathématique, corporelle, artistique...)

Il convient également de réfléchir à la manière de déceler les apprentissages favoris de l'apprenant car ce dernier peut éprouver des difficultés à exprimer clairement ce qu'il attend du formateur dans sa manière d'apprendre à apprendre. L'apprenant n'identifie pas toujours non plus la richesse et la variété des modes pédagogiques.

Mesurer la motivation et l'envie d'apprendre

On le sait bien, la motivation de l'apprenant n'est pas forcément au rendez-vous en début de formation, pour des tas de raisons qui dépassent largement le cadre de ce billet. Il conviendra souvent, en situation formative, de reconstruire des objectifs de formation ré-adaptés, et de les contractualiser pour favoriser l'intégration de l'apprenant dans sa formation. En début de formation, mais également, pendant la formation, il peut être pertinent de mesurer la motivation et l'envie d'apprendre de ce dernier.

Il peut s'agir par exemple :

- d'une échelle de motivation de 1 à 10, qui nécessitera un échange approfondi avec l'apprenant, si son intention se situe au dessous de 5,

- de la détermination de son humeur du jour ou du moment de la formation (par l'utilisation des émoticônes par exemple) pour pouvoir renouer le lien dans les situations difficiles, mieux décrypter les causes de l'absence de motivation, qui peuvent être externes à la formation, ou directement liées à la formation.

Intégrer l'auto-évaluation et l'évaluation formative

L'évaluation fait partie intégrante de la formation. Sans vouloir évoquer ici l'évaluation de la satisfaction, il est question de l'évaluation des capacités de l'apprenant. Si le formateur intègre par exemple plusieurs exercices permettant à l'apprenant de mesurer ce qu'il a appris, compris, saisi, pendant la formation, ce temps contribuera souvent à permettre à l'apprenant de prendre conscience de ses avancées dans la construction de ses savoir, savoir-faire et savoir-être. Ce temps, parfois vécu comme une sanction surtout lorsque l'évaluation est sommative, peut davantage être vécu comme un temps personnel d'enrichissement pour l'apprenant s'il est conçu soit autour d'une auto-évaluation, soit autour d'une évaluation formative.

Pourquoi peut-il être important d'intégrer ces temps favorisant les apprentissages en formation ?

Ces temps peuvent être utiles et pertinents pour :

-Déterminer la stratégie pédagogique de la formation

-Favoriser l'apprendre à apprendre

-Développer l'empathie du formateur

-Préserver et maintenir le lien avec l'apprenant, dans la situations difficiles en formation,

-Renforcer l'envie d'apprendre et la motivation de l'apprenant

-Personnaliser les apprentissages

-Rendre l'apprenant acteur de ses apprentissages, de sa formation

-Favoriser son sentiment d'efficacité personnelle.

Vous avez d'autres idées en ce sens ? Vous pouvez les partager, si vous le souhaitez, en écrivant un commentaire.

 

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